Comment faire pour prĂ©server la biodiversitĂ© par notre alimentation ? La biodiversitĂ© c’est l’ensemble des ĂȘtres vivants qui composent notre belle planĂšte, mais aussi tous les Ă©cosystĂšmes dans lesquels ils vivent. Pour faire simple, sans la biodiversitĂ© nous ne sommes
 rien ! Et pourtant, aujourd’hui, celle qui nous permet de manger, de boire, de respirer, et donc de vivre est mise Ă  mal. D’aprĂšs L’Office Français de la BiodiversitĂ© 500 000 Ă  1 million d’espĂšces disparaĂźtront dans les prochaines dĂ©cennies. Heureusement, il est encore temps d’agir ! PrivilĂ©gier le bio, rĂ©duire sa consommation de viande, lire les Ă©tiquettes… : on vous partage 6 conseils pour prĂ©server la biodiversitĂ© par l’alimentation !

 

Je mange bio, local et de saison pour préserver la biodiversité

Manger bio prĂ©serve la biodiversitĂ©. Pourquoi ? Parce que contrairement Ă  l’agriculture conventionnelle, les producteurs utilisent beaucoup moins voire pas du tout de produits phytosanitaires. Des produits responsables de l’appauvrissement des sols et de la contamination de l’eau. Selon L’Office Français de la BiodiversitĂ©, on dĂ©nombrerait ainsi 30% d’espĂšces en plus (fleurs sauvages, insectes pollinisateurs, champignons, oiseaux
) sur les parcelles agricoles bio ! 

 

Manger bio biodiversité

 

Pour préserver la biodiversité on se tourne également vers une alimentation locale. Car au-delà de réduire le transport et donc les émissions de gaz à effet de serre, cela encourage également les agriculteurs à cultiver des races locales, parfois menacées de disparition.

Enfin, on consomme de saison ! D’une part parce qu’on Ă©vite ainsi Ă  nos fruits et lĂ©gumes de parcourir 3 fois la planĂšte avant de rejoindre notre assiette, mais aussi parce que ces produits sont souvent moins traitĂ©s. Quand on mange de saison, on respecte le cycle naturel des produits et donc la biodiversitĂ© !

 

Je réduis ma consommation de viande

 

Manger moins de viande

 

Ce n’est plus un secret, la meilleure maniĂšre de rĂ©duire son empreinte carbone c’est de rĂ©duire sa consommation de viande. Et c’est aussi un argument de poids dans la lutte pour la prĂ©servation de la biodiversitĂ©.

Pour commencer, la culture du soja et de l’alimentation animale en gĂ©nĂ©rale est la premiĂšre cause de la dĂ©forestation dans le monde. Une dĂ©forestation qui entraĂźne la disparition des habitats naturels de toute une partie de la biodiversitĂ©. A cela s’ajoute l’utilisation de produits phytosanitaires en grande quantitĂ© pour assurer un rendement toujours plus grand aux parcelles agricoles. 

Ensuite, l’élevage des animaux est Ă©galement responsable d’une perte de biodiversitĂ©. Dans les champs, les dĂ©jections des animaux contribuent Ă  appauvrir encore une fois les sols et Ă  contaminer les eaux (coucou les algues vertes !) ce qui entraĂźne la disparition de tout un pan de la faune et de la flore.

 

Je réduis mes emballages pour préserver la biodiversité

Rien de neuf sous le soleil du pĂ©trole : le plastique c’est pas fantastique. Aujourd’hui encore, nos chers emballages sont trĂšs peu recyclĂ©s et mettent trĂšs longtemps Ă  se dĂ©sagrĂ©ger. Lorsqu’ils sont usĂ©s, ils dĂ©gagent des micro plastiques qui de ruisseaux en riviĂšres terminent leur chemin dans les ocĂ©ans oĂč ils sont ingĂ©rĂ©s par les poissons et le plancton. 

 

RĂ©duire emballages plastique

 

Chaque annĂ©e, 8 millions de tonnes de plastique sont dĂ©versĂ©es dans les ocĂ©ans. Un vrai dĂ©sastre pour la biodiversitĂ© marine. Poissons, tortues, mammifĂšres marins se blessent ou sont asphyxiĂ©s par les morceaux de plastique qu’ils rencontrent. 

Et puis, ces micro plastiques contaminent Ă©galement les sols, l’eau, l’air et les sĂ©diments. Et cela pour des milliers d’annĂ©es.

Pour préserver la biodiversité, on se tourne donc vers le vrac au maximum ! Et en rÚgle générale, on réduit ses emballages le plus possible !

 

Je lis les Ă©tiquettes

Que se cache-t-il derriĂšre l’Ă©tiquette de notre pĂąte Ă  tartiner prĂ©fĂ©rĂ©e ? MalgrĂ© les slogans et labels allĂ©chants prĂ©sents sur de plus en plus de produits, un petit coup d’Ɠil Ă  l’étiquette de composition permet bien souvent d’éviter de tomber dans quelques piĂšges. Aujourd’hui, certaines substances contenues dans nos produits sont une menace pour la biodiversitĂ©. 

 

La déforestation

 

Prenons l’exemple de l’huile de palme. Peu chĂšre, on la retrouve dans Ă©normĂ©ment de produits de nos placards. Malheureusement, pour satisfaire toute la (gigantesque) demande, les producteurs ont recours Ă  la dĂ©forestation massive qui entraĂźne avec elle la disparition d’espĂšces dĂ©jĂ  menacĂ©es d’extinction (une pensĂ©e pour les orangs-outans <3)

 

Je diversifie ma consommation de produits de la mer

Notre 5em conseil risque de dĂ©plaire aux aficionados des produits de la mer
 et pourtant, aujourd’hui, au-delĂ  de manger trop de poisson, nous mangeons toujours les mĂȘmes
 Et ça, c’est pas bon du tout pour la biodiversitĂ©. De nos jours, ⅓ des poissons dans le monde sont surexploitĂ©s. Et pour des espĂšces sauvages qui se reproduisent naturellement, notre estomac va trop vite pour eux. 

Pour prĂ©server la biodiversitĂ© marine, on fait donc attention Ă  diversifier sa consommation de produits de la mer. En plus vous n’en avez pas un peu ras la casquette du saumon, des sardines et du cabillaud ? Le meilleur moyen pour varier les poissons est mĂȘme de suivre le calendrier de saisonnalitĂ© des produits de la mer. Et oui, comme pour les fruits et lĂ©gumes, on ne mange pas n’importe quel poisson n’importe quand ! En faisant ça, on respecte le cycle naturel des espĂšces, et donc de la biodiversitĂ©.

 

Diversifier consommation poisson

 

Enfin, pour prĂ©server la biodiversitĂ© marine on fait aussi attention au type de pĂȘche pratiquĂ©. La pĂȘche collatĂ©rale vous connaissez ? Chaque jour, lors de leurs sorties en mer, les chaluts jettent leurs grands filets et remontent les poissons qui finiront dans nos assiettes. Seulement voilĂ , ces filets sont tellement efficaces qu’ils raclent les fonds marins dĂ©truisant les coraux, et tous les Ă©cosystĂšmes qui s’y trouvent, mais aussi en attrapant des espĂšces menacĂ©es d’extinction comme des dauphins, des requins, etc. Pas tip top
 

 

Je sauve des invendus !

 

Sauver invendus Phenix

 

Et oui ! Car mĂȘme si ces produits sont tout le contraire de ce que nous venons de vous raconter (viande, huile de palme, poisson issu de la pĂȘche intensive, emballages en plastique,…) ils ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s, cultivĂ©s, transformĂ©s, acheminĂ©s
 Leur production a engendrĂ© beaucoup d’émissions de GES, elle a abimĂ© la biodiversitĂ©, mais ne serait-ce pas pire de les jeter alors que ces produits sont encore tout Ă  fait consommables ? 

Nous on pense que si ! Acheter des invendus c’est donner un peu de rĂ©pit Ă  la biodiversitĂ©. Car sauver un panier c’est permettre de moins produire. En effet, la tomate qu’on aura sauvĂ©e de la poubelle ne sera pas remplacĂ©e par une tomate toute neuve, produite pour compenser les pertes !

 

En bref, pour prĂ©server la biodiversitĂ© par l’alimentation : on mange bio, local et de saison, on rĂ©duit sa consommation de viande, on rĂ©duit les emballages, on lit les Ă©tiquettes, on varie sa consommation de poisson et
 on sauve des invendus !

 

Vous voulez lutter contre le gaspillage ?
Ecrit Enora Guernigou – Experte anti-gaspi Phenix