Dans les 10 commandements de l’alimentation responsable, on vous incitait Ă  privilĂ©gier les produits locaux. Pourquoi ? Et bien les arguments sont nombreux. CĂŽtĂ© consommateur, des produits meilleurs pour notre santĂ© et plus frais. CĂŽtĂ© producteur, la rĂ©duction du gaspillage et des pertes, la revalorisation de leurs revenus et le dĂ©veloppement de l’économie locale. Enfin, consommer local c’est aussi participer Ă  la sauvegarde de la biodiversitĂ© et au partage des ressources.

Avec La Ruche qui dit Oui ! – le rĂ©seau de circuit court qui met en relation producteurs locaux et consommateurs – on vous explique pourquoi vous avez tout intĂ©rĂȘt Ă  devenir un vrai locavore. Consommateurs comme producteurs, mais aussi la planĂšte et les humains : chacun y trouve son compte !

 

Des produits de qualité et diversifiés pour les consommateurs

 

Consommer de saison

Des aliments meilleurs pour notre santé

Manger local, c’est s’assurer du respect de la saisonnalitĂ©, mais aussi  de bonnes qualitĂ©s nutritionnelles. Parce qu’un fruit bien mĂ»r supporte mal les longs trajets, ce qui voyage beaucoup… est cueilli plus tĂŽt ! Comme les fruits et lĂ©gumes commencent Ă  perdre leurs vitamines Ă  partir du moment oĂč ils sont cueillis, mieux vaut privilĂ©gier des produits locaux. Ils ont Ă©tĂ© cueillis bien mĂ»rs et sont donc riches en vitamines. D’ailleurs cela se sent et se ressent puisque ces aliments ont aussi plus de goĂ»t et de saveur. 

D’autre part, en privilĂ©giant les circuits courts, on limite au maximum les additifs alimentaires, colorants et autres sulfites utilisĂ©s pour allonger la durĂ©e de vie des denrĂ©es. On rĂ©duit aussi l’utilisation d’engrais et de pesticides nocifs pour notre santĂ© utilisĂ©s dans les exploitations agricoles. 

 

Une façon de dĂ©couvrir d’autres produits et de s’Ă©duquer sur la saisonnalitĂ© des produits

Soutenir les circuits courts, c’est aussi une façon de dĂ©couvrir d’autres variĂ©tĂ©s de produits et de s’éduquer au rythme des saisons des produits. Dans beaucoup de magasins, vous trouvez des tomates toute l’annĂ©e. Mais en rĂ©alitĂ©, en France, les tomates aprĂšs septembre, c’est comme porter une doudoune par 40° : ça n’a pas de sens ! D’autre part, ce sont (presque) toujours les mĂȘmes fruits et lĂ©gumes qui se retrouvent sur les Ă©tales des supermarchĂ©s : ceux qui ont le plus la cote auprĂšs des consommateurs. Pommes de terre, tomates, carottes, bananes 
 un peu ennuyeux n’est-ce pas ? L’avantage en consommant local, c’est que les producteurs mettent l’accent sur des produits typiques de votre rĂ©gion, et varient leurs rĂ©coltes. Une belle façon de (re)dĂ©couvrir des lĂ©gumes oubliĂ©s des supermarchĂ©s, que vous prendrez plaisir Ă  cuisiner ! 

 

Mieux valoriser le travail des producteurs

 

Revaloriser le travail des producteurs

Eviter le gaspillage et les pertes

En France, prĂšs d’un tiers du gaspillage alimentaire provient du producteur. Les raisons sont multiples : mĂ©tĂ©o capricieuse, problĂšmes techniques, mais aussi et surtout surproduction et normes imposĂ©es par l’industrie agroalimentaire. Et pourtant, on vous le disait dans notre article sur les pertes et le gaspillage chez les producteurs : les circuits courts sont une vraie solution ! GrĂące Ă  un contact direct avec leurs clients, les producteurs peuvent produire au plus juste, et donc, rĂ©duire considĂ©rablement les quantitĂ©s de denrĂ©es jetĂ©es. A la Ruche qui dit Oui ! par exemple, le Producteur ne fournit que ce qui a Ă©tĂ© commandĂ© en ligne par le consommateur. Il n’y a donc aucune perte, ni gaspillage. 

Enfin, dans l’industrie agroalimentaire, les producteurs sont tenus de respecter certaines normes strictes quant au calibrage de leurs produits. Dans ce modĂšle, fruits et lĂ©gumes moches ne sont pas les bienvenus 
 A l‘inverse, les circuits-courts, eux, disent stop Ă  la discrimination sur la forme ou la couleur de ces produits : tout le monde a sa chance ! 

 

Mieux rémunérer les producteurs

C’est un principe bien connu : plus il y a d’intermĂ©diaires, plus le produit final coĂ»te cher. Mais Ă  qui ? Deux solutions sont possibles. Soit le produit est vendu plus cher – c’est donc le consommateur qui paye – soit le producteur baisse ses prix, et c’est lui qui se retrouve Ă  “payer” l’addition. Aujourd’hui, bien que la Loi EGalim de 2018 tente de calmer le jeu de la guerre des prix qui a longtemps fait rage dans les magasins, le producteur est souvent contraint de rĂ©duire ses marges. 

Alors que 25 % des agriculteurs français ont un revenu infĂ©rieur au RMI, les circuits courts rĂ©munĂšrent mieux les exploitants. Aujourd’hui, le secteur agricole connaĂźt une crise importante. Nous avons petit Ă  petit perdu la notion de valeur des produits de qualitĂ©, qui nĂ©cessitent beaucoup de travail et d’investissement de la part de ceux qui les cultivent. Acheter en circuits courts, c’est donc (re)valoriser le travail de ces producteurs, en acceptant de payer le prix juste fixĂ© par ce dernier, et non le prix le plus bas fixĂ© par les intermĂ©diaires dans les circuits longs.

 

Encourager l’Ă©conomie et l’emploi local

En France, une exploitation agricole disparaĂźt toutes les 20 minutes. Pourtant, en 2017, un rapport interministĂ©riel a dĂ©montrĂ© qu’une exploitation tournĂ©e vers le circuit court nĂ©cessite prĂšs de deux fois plus de main-d’Ɠuvre qu’une ferme axĂ©e sur l’export. Et ces entreprises vont payer des impĂŽts qui financent les infrastructures locales. ParallĂšlement, en soutenant l’emploi local le chĂŽmage baisse, et le coĂ»t payĂ© par le contribuable Ă©galement. 

Consommer local favorise Ă©galement le lien social. En se fournissant directement auprĂšs de son producteur, on discute, on apprend, on Ă©change. C’est une façon de reprendre contact avec ceux qui nous nourrissent, et d’échanger sur leur mĂ©tier. C’est aussi une façon de rencontrer ses voisins, de crĂ©er du lien, et de remettre un peu d’humain dans nos modes de consommation.

Bref, manger local c’est crĂ©er de la richesse localement, pour tous !

 

Un geste pour la planĂšte et les humains

 

Partager les ressources de la PlanĂšte

Limiter la pollution

En France, un pot de yaourt peut avoir parcouru plus de 9 000 km avant de trouver sa place dans notre frigo. En effet, l’emballage, les fruits et le lait font le tour du monde avant que le produit fini ne soit prĂȘt Ă  ĂȘtre consommĂ©. Et pourtant, de nombreux produits sont fabriquĂ©s tout prĂšs de chez nous ! 

L’acheminement des marchandises s’accompagne d’un lot de nuisances environnementales. Par exemple : la pollution de l’air, le bruit qui perturbe la faune et les habitants, ou encore la mise en place d’infrastructures qui artificialisent les sols et empiùtent sur les terres agricoles.

Toutefois, il est important de prĂ©ciser que le nombre de kilomĂštres parcourus par les produits a moins d’impact sur l’environnement que le mode de production lui-mĂȘme. Ainsi, un produit peut ĂȘtre vendu en circuit court mais cultivĂ© sur le modĂšle de l’agriculture intensive : ce qui aura de plus graves consĂ©quences que l’inverse. C’est pourquoi, les producteurs qui rejoignent le rĂ©seau de La Ruche Qui Dit Oui ! s’engagent Ă  produire en agriculture raisonnĂ©e et/ou biologique.

 

Contribuer à la sauvegarde de la biodiversité

Le saviez-vous ? 80% des surfaces mondiales consacrĂ©es aux fraises sont rĂ©servĂ©es Ă  une seule variĂ©tĂ©, alors qu’il en existe 1200 sur la planĂšte ! L’agriculture de masse tend Ă  uniformiser la production en privilĂ©giant des semences hybrides et des OGM. Le constat est sans appel : 75% des variĂ©tĂ©s agricoles cultivĂ©es dans le monde ont disparu depuis 1900 selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

Dans beaucoup de petites exploitations qui distribuent en circuit court, on est passĂ© d’un systĂšme de monoculture Ă  la polyculture. Ce mode de production permet une rotation des terres et garantit donc une meilleure fertilitĂ©, plus pĂ©renne. De plus, il favorise la diversitĂ© des cultures et redonne du caractĂšre aux terroirs.

 

Garantir le partage des ressources avec le reste de l’HumanitĂ© et dĂ©fendre des valeurs

Aujourd’hui, il est tout Ă  fait possible d’acheter des bananes en toutes saisons. C’est aussi possible pour le cafĂ©, le chocolat, le gingembre 
 Et pourtant, les producteurs des pays qui les cultivent en sont eux privĂ©s. Pourquoi ? Parce qu’à cause des exportations vers nos magasins, les prix deviennent beaucoup trop Ă©levĂ©s pour ces petits producteurs. A cela s’ajoute le rĂ©chauffement climatique qui met en danger toute une partie de l’humanitĂ© qui ne peut plus cultiver.

Consommer local, c’est donc remettre un peu d’ordre dans tout cela. C’est permettre à toutes les populations mondiales d’acheter les produits qu’ils cultivent. C’est donner accùs à une alimentation saine pour tous, et pas seulement en France.

Enfin, manger local, c’est manger des aliments produits dans des conditions familiĂšres. Sur les marchĂ©s internationaux, la course au profit entraĂźne expropriations illĂ©gales de paysans, usage de produits chimiques nĂ©fastes pour l’environnement, dĂ©forestations massives, ou encore travail d’enfants. La mĂ©connaissance des pays dans lesquels sont produits nos aliments peut nous conduire Ă  encourager un systĂšme en dĂ©saccord avec nos valeurs. Les carottes de votre voisin sont probablement plus Ă©thiques que celles importĂ©es du bout du monde ! 

 

Consommer local avec les producteurs de La Ruche Qui Dit Oui !

 

Les ruches de La Ruche Qui Dit Oui

 

Vous l’aurez compris, les raisons de privilĂ©gier les circuits courts sont nombreuses ! Aujourd’hui, mĂȘme si nos habitudes sont bien ancrĂ©es, il n’est pas si compliquĂ© de se fournir auprĂšs de producteurs locaux. Et il existe de nombreuses solutions pour y parvenir. C’est le cas de La Ruche qui dit Oui !, qui grĂące Ă  ses 850 points de retraits partout en France, met en relation directe les producteurs locaux et les consommateurs.

 

Un concept gagnant pour les consommateurs …

Le concept, lancĂ© en 2011 est gagnant pour tout le monde. PremiĂšrement pour le consommateur, qui est certain de se fournir en produits locaux (en moyenne, les produits parcourent 70 km), de saison, et sains Ă  un prix juste. En effet, les producteurs s’engagent Ă  respecter une charte trĂšs prĂ©cise qui place l’éthique au cƓur de leurs prĂ©occupations. D’ailleurs, 30% des exploitants sont labellisĂ©s agriculture biologique, et tous travaillent selon les principes de l’agriculture raisonnĂ©e. 

Se fournir Ă  La Ruche, c’est aussi la garantie de trouver des produits variĂ©s. En effet, parmi les 10 000 producteurs du rĂ©seau, on compte une vaste diversitĂ© de mĂ©tiers. Des maraĂźchers, des artisans-boulangers, des brasseurs et viticulteurs, des Ă©leveurs laitiers, ou encore des Ă©leveurs de viande. Mais aussi des safraniers, des hĂ©liciculteurs, des apiculteurs et bien d’autres passionnĂ©s qui prennent plaisir Ă  proposer aussi bien des best-sellers que des produits plus originaux.

 

… mais Ă©galement pour les producteurs

Les avantages sont aussi nombreux pour les producteurs qui sont rĂ©munĂ©rĂ©s Ă  leur juste valeur. GrĂące Ă  la vente de leurs produits en circuit court, 80% du prix de vente leur revient, contre 40% en moyenne dans les circuits traditionnels. Pour eux, c’est aussi une façon de rĂ©duire leurs pertes, puisque seuls les produits commandĂ©s sont livrĂ©s. Comme ça, pas de gĂąchis ! 

On observe aujourd’hui un vrai intĂ©rĂȘt des français Ă  privilĂ©gier les circuits courts. D’ailleurs, au cours du premier confinement, en mars dernier, La Ruche qui dit Oui ! a observĂ© un bond de 50 000 nouveaux clients rĂ©guliers. Ce sont aussi 350 nouveaux producteurs qui sont venus s’ajouter aux 5000 dĂ©jĂ  engagĂ©s dans ce mouvement, en France.

En ville, comme à la campagne, qu’est-ce qu’on attend pour passer au local ?

Pour rejoindre une Ruche prùs de chez vous, c’est par ici : laruchequiditoui.fr

Vous pouvez aussi vous faire livrer à domicile en 24h, à Paris et IDF, avec la Ruche à la maison : alamaison.laruchequiditoui.fr 

 

Lutter contre le gaspillage alimentaire, ça vous dit ?