Dans la Grande Distribution, la casse représente en moyenne 1 à 2% du CA des magasins. C’est pourquoi valoriser les invendus est un levier puissant pour améliorer le résultat ! A l’occasion du 4ème anniversaire de la loi Garot contre le gaspillage alimentaire, retour sur les actions anti-gaspi préférées des pros de la distribution.

Un article initialement rédigé par Jonathan Le Borgne pour le blog Je bosse en Grande Distribution

Optimiser les commandes et les stocks pour éviter le gaspi à la source

De la commande à la mise en rayon, plusieurs raisons expliquent le gaspillage alimentaire dans la grande distribution : difficulté à prévoir la demande des clients, casse au moment de la mise en rayon, conditions de conservation, retrait des produits avant leur date limite de consommation ou présentant un défaut, nécessité d’avoir des rayons toujours remplis, etc.

C’est pourquoi des GMS ont testé et approuvé plusieurs actions anti-gaspi à la source. Par exemple, en limitant la taille des bacs d’exposition, certaines enseignes évitent le sur-stock et la casse en rayon. D’autres, pour réduire les pertes liées aux invendus, proposent des produits « moches » à prix réduit. Enfin, certains préfèrent miser sur une diminution du nombre de références proposées à la vente afin de limiter le risque d’invendus. Et pour les inciter dans cette démarche, des chefs de rayon sont objectivés sur l’optimisation de la vente du stock !

 

Le stickage pour écouler les produits date courte à tout prix

Le stickage consiste à adosser une remise exceptionnelle à un produit dont la fin de vie approche. Cet outil intelligent permet au distributeur de réduire la casse et ainsi sauvegarder les marges. Objectif : zéro invendu, zéro déchet à gérer !

Voici trois conseils pour un stickage efficace :

  • Privilégiez un taux de remise uniforme ! Cela simplifie la vie aux clients (et la vôtre au passage).
  • Évitez de sticker l’épicerie et la boulangerie (risque de cannibalisation du fond de rayon, et baisse de la qualité perçue).
  • Certains produits ne sont pas stickables : c’est le cas des fruits et légumes, qui partent alors directement au don.

Selon les magasins et le profil de leur clientèle, les produits stickés sont ensuite replacés en rayon, ou regroupés dans une zone dédiée, souvent appelée zone zéro-gaspi ou anti-gaspi.

 

Le don aux associations : l’anti-gaspi solidaire

Le don à des associations constitue un levier essentiel pour écouler les invendus alimentaires. Mais cela ne se met pas en place en un claquement de doigts. L’enjeu pour les équipes est de trouver la formule qui correspond à leur magasin, avec :

  • Une organisation efficace et adaptée,
  • Des associations caritatives locales.

L’organisation ultime permet de remettre des invendus impropres à la consommation humaine à des récepteurs animaliers.

La clé, c’est de coupler l’humain et le digital. L’humain pour accompagner les équipes sur le terrain au quotidien, et le digital pour mettre en relation donateur et récepteur, gérer le volet administratif et la traçabilité.

 

Etre accompagné par des pros du Zéro Déchet Alimentaire pour dire adieu au gaspillage !

En étant accompagnés par Phenix, les magasins passent en moyenne de 35% à 85% de valorisation de la casse. La répartition étant la suivante :

  • 50% des invendus alimentaires sont valorisés par le stickage
  • 35% par le don à des associations partenaires
  • Le reste est remis (gracieusement) à des professionnels pour l’alimentation animale.

Avec 16 magasins reconnus zéro déchet alimentaire, Phenix est en train de prouver que le zéro déchet alimentaire est possible. Le bac des déchets du Leclerc d’Argentan a ainsi fini l’année avec 20 canettes et bouteilles, alors que pendant ce temps, le Super U de Janzé a économisé 93 000€.

 

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Comment les professionnels de la grande distribution luttent au quotidien contre le gaspillage alimentaire